Le token A7A5 est une cryptomonnaie de type stablecoin, conçue pour être adossée au rouble russe (RUB) dans un rapport de 1:1. Lancé en janvier 2025 depuis le Kirghizistan, il vise à faciliter les transferts financiers transfrontaliers, en particulier pour les entités russes confrontées à des sanctions internationales. A7A5 est émis par la société Old Vector LLC et prétend être entièrement adossé par des dépôts en roubles détenus dans des banques de premier plan. Le projet se positionne comme une alternative aux stablecoins dominés par le dollar américain, offrant une exposition directe au rouble et des opportunités de revenus passifs via la distribution des intérêts générés par les dépôts sous-jacents. Sa technologie repose sur les blockchains Ethereum et Tron. L'A7A5 a rapidement gagné en importance, devenant un acteur majeur dans l'écosystème des stablecoins non-USD, tout en soulevant des préoccupations quant à son utilisation potentielle pour contourner les sanctions et ses liens avec des personnalités et institutions sous sanctions.
A7A5
A7A5
- Rang :
- 156
- Capitalisation :
- 494.31 M
- Entièrement diluée :
- 494.31 M
Le token A7A5 est un stablecoin dont l'objectif principal est de maintenir une parité fixe de 1:1 avec le rouble russe (RUB). Il a été lancé en janvier 2025 et est émis par la société Old Vector LLC, enregistrée au Kirghizistan. Ce projet est né dans un contexte où de nombreuses entreprises russes font face à des sanctions internationales, rendant les transferts financiers transfrontaliers complexes. A7A5 se présente comme une solution pour faciliter ces opérations en offrant une exposition directe au rouble via une technologie blockchain.
La technologie sous-jacente d'A7A5 repose sur les blockchains Ethereum et Tron, ce qui lui permet de bénéficier de la décentralisation et de la sécurité de ces réseaux. L'émission du token est soutenue par des dépôts en roubles fiat détenus dans des banques considérées comme fiables, avec des réseaux de correspondants connectés à la République kirghize et offrant des taux d'intérêt au jour le jour élevés. A7A5 s'engage à la transparence, avec des rapports de réserve mis à jour hebdomadairement et des audits externes réalisés trimestriellement par des firmes indépendantes.
Un aspect distinctif d'A7A5 est son modèle de génération de revenus. Il distribue automatiquement 50% des intérêts quotidiens générés par ses réserves en roubles à ses détenteurs de tokens. Cette distribution se fait de manière aléatoire chaque jour, sans nécessiter d'action de la part des détenteurs, simplement en détenant les tokens dans leur portefeuille. Ce mécanisme vise à offrir un rendement passif aux utilisateurs, une caractéristique qui le différencie de nombreux autres stablecoins.
L'utilité d'A7A5 réside dans sa capacité à servir d'outil pour les règlements internationaux, permettant aux entreprises russes d'effectuer des transactions commerciales transfrontalières tout en contournant les restrictions financières occidentales. Il offre également des opportunités dans la finance décentralisée (DeFi), notamment pour le "carry trade" avec d'autres stablecoins et la fourniture de liquidités sur des plateformes telles que Curve, Uniswap et Convex.
Cependant, le projet A7A5 est entouré de controverses. Il est étroitement lié à A7 LLC, une entreprise russe majoritairement détenue par Ilan Shor, une personnalité politique moldave sous sanctions, et minoritairement par la Promsvyazbank (PSB), une banque d'État russe également sous sanctions. Ces liens soulèvent des préoccupations quant à l'utilisation potentielle du token pour contourner les sanctions internationales. Malgré les sanctions visant certaines entités associées, A7A5 a connu une croissance rapide, avec des volumes de transactions journaliers dépassant le milliard de dollars et une capitalisation boursière atteignant plusieurs centaines de millions de dollars, le positionnant comme un acteur significatif dans le marché des stablecoins non-USD. La conformité réglementaire au Kirghizistan, où il est émis, est mise en avant par le projet, mais les liens avec des entités sanctionnées à l'échelle internationale constituent un facteur de risque notable.