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LUNA

Terra

Rang :
590
Capitalisation :
62.71 M
Entièrement diluée :
98.35 M

Terra (LUNA) est un protocole blockchain conçu pour soutenir un écosystème d'applications financières décentralisées (DeFi) et de stablecoins algorithmiques. Le token natif LUNA était au cœur de ce système, servant à la fois de garantie pour les stablecoins Terra (comme UST) et de jeton de gouvernance pour le réseau. L'utilité de LUNA comprenait la sécurisation du réseau par le staking, le paiement des frais de transaction et la stabilisation du prix des stablecoins via des mécanismes d'arbitrage algorithmiques. En cas de forte volatilité des stablecoins, LUNA était créé ou détruit pour maintenir la parité avec les monnaies fiduciaires. L'écosystème Terra a connu un succès notable avant un effondrement spectaculaire en mai 2022, entraînant la création d'une nouvelle blockchain Terra 2.0 sans stablecoins algorithmiques, et le token LUNA original étant renommé LUNA Classic (LUNC).

Le projet Terra a été lancé en 2018 par Terraform Labs, une startup sud-coréenne co-fondée par Do Kwon et Daniel Shin, avec l'ambition de créer un système de paiement mondial facile et stable basé sur la blockchain. La blockchain Terra, construite sur le Cosmos SDK, est principalement connue pour son approche des stablecoins algorithmiques, notamment TerraUSD (UST), qui visait à maintenir une parité avec le dollar américain.

Le fonctionnement de Terra reposait sur un mécanisme à double jeton impliquant LUNA et ses stablecoins. LUNA, le jeton natif, servait de pilier au système. Sa fonction première était de garantir la stabilité des stablecoins Terra. Par exemple, si le stablecoin UST perdait sa parité avec le dollar (descendait en dessous de 1 $), les utilisateurs pouvaient échanger des LUNA contre des UST pour tenter de rétablir le prix de l'UST. Inversement, si l'UST prenait de la valeur (dépassait 1 $), les utilisateurs pouvaient brûler des UST pour frapper des LUNA, profitant de l'arbitrage. Ce mécanisme, appelé "burn and mint equilibrium", visait à maintenir la stabilité algorithmique des stablecoins sans nécessiter de réserves fiduciaires traditionnelles. LUNA était également utilisé pour le staking, où les détenteurs pouvaient déléguer leurs jetons à des validateurs pour sécuriser le réseau et recevoir des récompenses sous forme de frais de transaction. De plus, LUNA servait de jeton de gouvernance, permettant aux détenteurs de voter sur les propositions relatives à l'évolution du protocole.

L'utilité de LUNA dans l'écosystème Terra comprenait donc plusieurs aspects cruciaux : la stabilisation des stablecoins, la sécurisation du réseau via le mécanisme de preuve d'enjeu (Proof-of-Stake), le paiement des frais de transaction, et la participation à la gouvernance du protocole. Les développeurs pouvaient également construire des applications décentralisées (dApps) sur la blockchain Terra, bénéficiant de sa haute performance et de ses faibles coûts de transaction.

Terra s'est rapidement imposé comme un acteur majeur dans l'espace DeFi, attirant de nombreux projets et une large base d'utilisateurs. Cependant, en mai 2022, l'écosystème Terra a connu un effondrement spectaculaire. Le stablecoin UST a perdu son ancrage au dollar, déclenchant une spirale déflationniste pour LUNA qui a vu sa valeur chuter de manière drastique, entraînant une perte de près de 45 milliards de dollars de capitalisation boursière. Cet événement a conduit à la création d'une nouvelle blockchain Terra (Terra 2.0) sans stablecoins algorithmiques, et le token LUNA original a été renommé LUNA Classic (LUNC).

Les aspects clés du tokenomics de LUNA avant l'effondrement incluaient une offre totale maximale et une allocation des ressources issues du seigneuriage (profit généré par l'émission de monnaie) pour financer les dApps enregistrées sur le réseau. Terra a également été critiqué pour le manque de transparence de son white paper initial concernant les mécanismes de stabilisation algorithmique.