Pocket Network (POKT) est un protocole d'infrastructure de données décentralisé qui vise à fournir un accès évolutif et résistant à la censure aux données de blockchain et ouvertes pour les applications Web3. Il fonctionne comme un middleware décentralisé, connectant les applications décentralisées (dApps) à un réseau mondial d'opérateurs de nœuds, offrant une alternative aux fournisseurs centralisés comme Infura. Le token POKT est le jeton utilitaire natif du réseau, utilisé pour inciter les opérateurs de nœuds et permettre aux développeurs d'accéder à la bande passante du réseau via le staking. L'écosystème Pocket Network est axé sur le token, avec des mécanismes conçus pour assurer la résilience du réseau. Suite à sa mise à niveau "Shannon", le protocole prend désormais en charge des cas d'usage au-delà des RPC de blockchain, notamment l'IA et les API Web2, tout en introduisant des mécanismes de "relay minting" qui brûlent des tokens pour équilibrer l'offre et la demande, rendant le POKT potentiellement déflationniste. La gouvernance est assurée par une Organisation Autonome Décentralisée (DAO) dirigée par la communauté.
POKT
Pocket Network
- Rang :
- 1,022
- Capitalisation :
- 25.50 M
- Entièrement diluée :
- 29.80 M
Pocket Network (POKT) est conçu comme une couche fondamentale pour l'accès aux données décentralisées, opérant comme un middleware blockchain-agnostique. Son objectif principal est de remplacer les fournisseurs d'infrastructure centralisés traditionnels, tels qu'Infura et Alchemy, par un réseau mondial distribué d'opérateurs de nœuds. Ces nœuds servent les requêtes de données de blockchain (également appelées relais RPC - Remote Procedure Call) pour les applications décentralisées (dApps), garantissant ainsi une disponibilité accrue et une résistance à la censure.
La proposition de valeur de Pocket Network réside dans sa capacité à atténuer les points de défaillance uniques inhérents aux architectures centralisées. En exploitant un réseau décentralisé, Pocket Network assure une continuité de service même en cas de pannes chez un fournisseur unique, un problème mis en évidence par des interruptions passées de services d'infrastructure cloud majeurs. Le protocole est construit sur un mécanisme de consensus de Preuve d'Enjeu (Proof-of-Stake, PoS), où les opérateurs de nœuds doivent staker des tokens POKT pour valider les transactions et recevoir des récompenses.
La mise à niveau "Shannon", finalisée en novembre 2025, a marqué une évolution significative pour le protocole. Elle a introduit l'accès sans permission, permettant aux développeurs et aux opérateurs de nœuds de rejoindre le réseau sans approbation préalable. De plus, la mise à niveau a élargi la portée du réseau au-delà des RPC de blockchain traditionnels pour inclure le transport de données généralisé, supportant des cas d'usage tels que l'inférence d'IA, l'indexation de données et les API Web2. Les "Token Logic Modules" ont été ajoutés pour permettre des ajustements dynamiques de la tokenomie en fonction des différents marchés de données.
Le token POKT est au cœur de l'écosystème Pocket Network. Il remplit deux fonctions principales : l'incitation des opérateurs de nœuds et l'accès pour les développeurs. Les opérateurs de nœuds sont récompensés en POKT pour le service des relais de données, tandis que les développeurs doivent staker des POKT pour accéder à la bande passante du réseau, avec une allocation gratuite de 1 million de relais par jour offerte. La mise à niveau "Shannon" a également introduit des mécanismes de "relay minting" qui réduisent l'offre de tokens en en brûlant une partie pour chaque requête de données, créant ainsi un potentiel déflationniste. La gouvernance du protocole est gérée par une DAO (Organisation Autonome Décentralisée) pilotée par la communauté.
Les avantages de Pocket Network incluent une réduction potentielle des coûts par rapport aux fournisseurs centralisés, une fiabilité accrue grâce à la redondance du réseau et une résistance à la censure car le réseau est décentralisé. Il est considéré par certains comme le "TCP/IP pour Web3" en raison de son rôle fondamental dans l'infrastructure des données.
Les limites pourraient inclure la complexité de la gestion d'un réseau décentralisé et la dépendance continue à l'égard de la participation des opérateurs de nœuds et des développeurs. Les perspectives futures impliquent l'expansion de son rôle dans l'infrastructure de données pour l'IA et le Web3, profitant de sa capacité à fournir un accès aux données sans permission et interopérable sur plusieurs chaînes.